On dit qu'il vient

Publié le par Bruno Cadez

L'Enfant n'est jamais parti, c'est l'Adulte qui fugue.

Avent. On dit qu'il vient. Depuis plus de deux siècles on parle de lui. Il serait venu. Il serait né. Il serait reparti, vaincu par et selon les hommes mais non selon Dieu. Jésus est mort sur une croix ? Vive l'esprit de l'Enfant qu'il a ressuscité en nous. Vous savez ? cet Enfant qui est censé entrer dans le Royaume. C'est ce qu'il disait, Jésus.


Avent. A venir. A revenir. Envahi de doutes, de peurs, de fatigue, je me replie. Laisse s'éteindre les fureurs pour tourner le regard et ouvrir la bouche à merveilles vers les lumières qui s'allument de partout. Je me replie, mais repars à la source. A Ta Source.

Avent. Je m'apprête à revenir car je sais que tu n'es jamais parti. Nous nous baignerons ensemble à nouveau. Je retrouverai ce sourire que tu accrochais à tes lèvres quand tu devinais déjà la chaleur du bain à venir et du lait brulant à engloutir pour se réfugier de la fureur des méchants du dehors. Je me replie vers toi. Je sens déjà ta chaleur béâte. Ta paix. Toi l'enfant, toi la source, toi l'intime, je ne t'attends pas, puisque c'est à moi de te rejoindre. L'Enfant n'est jamais parti, c'est l'Adulte qui fugue. La porte du monde des méchants se ferme et je me souviens que tu as laissée celle du refuge ouverte. Je me mets en route.

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